Dyson & Armstrong
Un emblème estrien en matière de Chevrolets
Quelque part aux confins de l’Estrie, un village mi-francophone mi-anglophone de 4 500 habitants nommé Richmond cache un trésor insoupçonné : il possède le deuxième plus vieux concessionnaire Chevrolet au Canada, après la ville de Fredericton, au Nouveau Brunswick. On pourrait presque croire que la survie de Dyson & Armstrong dans le marché estrien de l’automobile relève du miracle, si l’on considère la forte concurrence en provenance de la capitale estrienne, où près de 35 concessionnaires se disputent le marché. Coup d’œil sur les secrets du succès d’une entreprise quasi centenaire.
Le partenariat Dyson & Armstrong a débuté officiellement en 1920, mais a vécu ses premiers balbutiements 12 ans plus tôt, en 1908, donc, si l’on y inclut l’époque où cette modeste business, alors située au 151, rue Principale, portait le nom de Richmond Garage. « C’était l’époque de transition vers la voiture, rappelle Bill Stevens, président et propriétaire de Dyson & Armstrong depuis 1969. Le Richmond Garage appartenait à M. Ernest D. Fee et on y vendait des traîneaux, des carrioles, des fers à cheval et de la moulée, mais aussi des véhicules Ford. »
La franchise Ford Richmond Garage est devenu Dyson & Armstrong en 1920 lorsqu’elle a été achetée par Archie E. Dyson, comptable à la Banque Molson, et Charles W. Armstrong, garagiste et mécanicien. En 1928, les deux hommes ont introduit les véhicules General Motors à leur inventaire de Ford; ils ont vendu les deux marques de voitures en parallèle jusqu’en 1931, date où la franchise Ford a été abandonnée.
La popularité de Dyson & Armstrong s’est largement accrue dans les Cantons-de-l’Est au court des deux décennies qui ont suivi. L’entreprise possédait une équipe de mécaniciens si qualifiés qu’ils fabriquaient eux-mêmes les pièces lorsqu’elles n’étaient pas disponibles. Et pas seulement pour les automobiles, mais aussi pour diverses autres machines.
Au mois de septembre 1984, Dyson & Armstrong a déménagé ses quartiers au 265, rue Principale. Quatre ans plus tard, un atelier de carrosserie y a été annexé pour rencontrer les nouvelles exigences des clients.
Dyson & Armstrong a déménagé pour une troisième fois en 2002 dans ce qui se trouve à être ses installations actuelles. Le 555 de la rue Craig permet au détaillant de rencontrer voire même d’excéder les standards de General Motors grâce à 30 000 pieds carrés d’espace, qui comprend une vaste salle de montre, un service de pièces ainsi qu’un atelier de mécanique et de carrosserie. Lorsque vous amenez votre voiture chez Dyson & Armstrong, vous pouvez ainsi être certain qu’il sera réparé selon les spécifications GM et avec des pièces d’origine.
Un immense stationnement permet également au concessionnaire de disposer son large inventaire de véhicules neufs ou d’occasion à l’avant de la bâtisse, contrairement aux autres, qui doivent entreposer plusieurs modèles dans l’arrière-cour. « Nous offrons toute la gamme de voitures et de camions Chevrolet, de la plus économique à la plus luxueuse, en passant par le plus performant et le plus utilitaire », assure William Evans, gérant des ventes et responsable marketing,
Mentionnons également que, depuis les tout débuts, un fort partenariat unit Dyson & Armstrong à la compagnie pétrolière Esso – Imperial Oil. En effet, Dyson & Armstrong possède et opère une station-service Esso depuis 1908. C’est d’ailleurs le plus vieux détaillant Esso au Québec. Depuis 2001, la station-service Esso située rue Craig, près de l’intersection des routes 116 et 143, qui inclut aussi un lave-auto sans contact et un dépanneur, appartient à Dyson & Armstrong.
Les secrets du succès
Lorsqu’on lui demande ce qui fait le succès de Dyson & Armstrong malgré son éloignement des grands centres, William Evans répond : « Je crois que le fait de se retrouver un peu plus à l’écart de la concurrence nous permet de ne pas mettre de pression sur le client, de le laisser respirer. Beaucoup semblent l’apprécier. En fait, le tiers de nos clients proviennent de Sherbrooke et ils viennent ici parce qu’ils ressentent trop de pression dans les concessionnaires de Sherbrooke. » Le reste de la clientèle se répartit à travers un territoire qui s’étend entre Asbestos, Bromptonville et Valcourt, mais quelques-uns viennent d’aussi loin que… Toronto!
M. Evans évoque aussi l’ancienneté de Dyson & Armstrong, qui a permis au détaillant de se créer une clientèle fidèle d’année en année et de génération en génération. « Dyson & Armstrong représente probablement un portrait de stabilité dans un monde qui change à toutes les cinq secondes. Nous sommes comme un ami qui est toujours présent et sur qui les gens peuvent compter. »
Un service à la clientèle hors pair et des plus professionnels, autant lors de l’achat d’un véhicule qu’après, vient également ajouter à la longue expertise de l’entreprise. « Chez Dyson & Armstrong, vous serez toujours accueilli avec le sourire par des gens qualifiés et disposés à vous donner un coup de main pour l’achat de votre véhicule. Notre équipe n’hésite jamais à aller toujours un peu plus loin, à devancer les attentes du client », soutient M. Evans.
Finalement, une riche expérience du domaine de la vente automobile a permis à Dyson & Armstrong de s’adapter progressivement aux exigences des clients, de sorte qu’aujourd’hui, l’entreprise peut bénéficier des apprentissages acquis au fil des ans. « Depuis les années 80-90, la location de véhicule n’a jamais cessé d’augmenter au détriment de la vente. Cela a comme résultat d’augmenter le roulement puisque c’est presque sûr qu’une personne va changer de voiture à tous les quatre ou cinq ans. » M. Evans souligne également le fait que les clients potentiels qui passent la porte sont beaucoup plus informés qu’auparavant. « Depuis l’arrivée de l’Internet, les gens sont plus avisés. Ils arrivent avec un chiffre en tête, ils savent combien ils vont payer par mois. Ça les rend plus exigeants, mais on réussit malgré tout à bien s’adapter à leurs besoins. » |